5 facettes paradoxales de New York

Parce que New York est une ville où nous n’en croyons pas nos yeux.

 

  1. Propreté

Les américains ont une forte tendance à tout désinfecter et tout prendre avec des gants. Dans certains magasins les vendeurs portaient des gants chirurgicaux comme à la poste par exemple. Dans de nombreux lieux publics on pouvait trouver du gel hydroalcolique.

Cependant, lorsque l’on se rend dans les rues ou dans le métro on peut être choqué par la saleté. Les poubelles sont jetées à même le trottoir et si lorsque le camion poubelle laisse s’échapper quelques détritus il ne s’arrête pas pour les ramasser.

J’ai été surprise lorsque j’ai vu l’état du Séphora de Broadway. Tout le monde y vient s’y refaire une beauté, laissant des produits « neufs » complétement détériorés tomber sur le sol. C’est un désordre monstre, tant et si bien que les vendeuses n’arrivent pas à remettre la main sur certains produits – je l’ai expérimenté.

 

  1. Environnement

New York est remplie de parcs. On en croise à chaque coin de rue. Et on peut y lire des pancartes sur le respect de la végétation et des animaux qui s’y trouvent. Les gens semblent vraiment respecter ces lieux paisibles.

De même, les déchets sont triés avec application.

Et pourtant, les newyorkais roulent en 4×4 et autres grosses cylindrées qui consomment 15L/100km. Leur conscience environnementale s’arrête donc là où commence leur liberté individuelle.

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Couche de pollution au dessus des buildings.

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Un écureuil dans le Carl Shurz Park à l’Est de Manhattan.

  1. Les climatiseurs

L’été à New York est plutôt insoutenable en terme de chaleur. Même si le thermomètre affiche 25°C la température ressentie est bien plus élevée du fait de la saturation de l’air en C02. C’est pour cela que la climatisation semble être le recours le plus évident pour les magasins, les bus, les bureaux et les habitations. Cependant, au lieu de mettre les climatiseurs à une température décente, ils sont poussés à leurs plus froides limites atteignant les 15°C. Les écarts de températures sont donc énormes.

En outre, ces climatiseurs ne sont pas posés comme chez nous pour une grande pièce ou même une maison entière. A New York chaque pièce d’un appartement dispose de son propre climatiseur qui, fixé sur une fenêtre, s’égoutte sur la rue en permanence. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai pensé qu’un pigeon me faisait pipi sur la tête alors qu’il s’agissait de l’eau dégagée par les climatisations.

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Une de ces nombreuses façades gâchées par les climatiseurs.

  1. La sympathie

Les Newyorkais sont, de manière générale, plutôt sympas. Ils sont heureux de t’aider à trouver ton chemin dans la rue, viennent spontanément te parler s’ils voient que tu es en difficulté. Par contre, dans les magasins, que ce soit de vêtements ou de nourriture, ce n’est pas le même accueil. Certes, les vendeurs te gratifient d’un « Hey guys ! How are you doing ? » mais dès que tu as besoin d’eux pour une taille ou un renseignement, il faut les oublier. Ils rechignent la plupart du temps à aller chercher ce que tu leur demandes ou à te donner un conseil avisé.

Derrière une apparente gentillesse peut donc se cacher des personnalités aigries et peu serviables. Ce qui est très surprenant !

 

  1. Le métro

Je me devais de parler du métro dans cette dernière catégorie. Le « subway » comme l’appellent les américains a été pour nous une vraie surprise dans le mauvais sens du terme.

Je m’imaginais un métro comparable à celui de Paris ou de Londres et j’étais bien loin du compte. Au-delà de la complexité des lignes qui traversent la ville (express/local), le métro est complètement désorganisé : on ne sait jamais quand la rame va arriver, ni si l’on attend sur le bon quai car les destinations sont confuses et plutôt mal indiquées. Mon conseil : privilégiez le bus pour les courtes distances et la marche. Les stations de métro sont sales, puent et ne bénéficient pas d’aération, tant et si bien que lorsque qu’on entre, l’air y est suffocant. Au contraire, dès que la rame arrive la température chute puisqu’à l’intérieur la clim tourne à plein régime. Ces écarts de températures entre le quai et l’intérieur du train m’ont à plusieurs reprises fait tourner la tête.

On a l’impression que le métro n’a pas été rénové depuis des lustres, c’est pourquoi on comprend l’attrait des films noirs pour ces dédales sombres et répugnants.

 

Ce premier billet sur New York n’est pas très engageant n’est-ce pas ? Mais ne vous inquiétez pas, je vous en prépare quatre autres qui dévoileront sans doute plus de positif et plus de photos aussi 😉

A très vite !

Mille baisers lyonnais,

Signature-grandes-assumees

4 commentaires

  1. Nastenka a dit:

    Moi qui adorerais aller à New-York un jour, j’avoue avoir moins envie d’un coup… j’attends avec impatience tes autres postes parlant de New-York !

    21 août 2016
    Répondre
    • jadelpf a dit:

      On a pas mal déchanté c’et vrai mais tu verras, j’ai vraiment commencé par les points les plus noirs de New York ! Y’en a d’autres qui seront plus positifs par la suite ! Merci pour ton commentaire en tous cas :)
      Mille baisers lyonnais,
      Jade

      21 août 2016
      Répondre
  2. Jacklyn a dit:

    Coucou ça va?
    Pour les climatiseurs tu as parfaitement raison trop de clim tue la climatisation! C’est une ville où lorsqu’il fait chaud il fait vraiment chaud donc ça peut être suffocant mais pas plus qu’a Paris.
    Pour le reste je ne suis pas trop d’accord les vendeurs moi je les avais trouvé plutôt trop présent à proposer des échantillons toutes les 5 mins dans les rues ou Macy’s.
    Après chacun son ressenti ?

    24 août 2016
    Répondre
    • jadelpf a dit:

      ça dépendait vraiment des lieux c’est sûr ! :)
      Merci pour ton retour !!

      25 août 2016
      Répondre

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