Avoir un potager sur sa terrasse, c’est possible?

En aménageant dans mon nouveau chez moi, une de mes priorités a tout de suite été de créer un petit espace légumes sur ma terrasse. Alors, après plusieurs semaines j’ai décidé de vous faire un petit retour. 

Se lancer: Pourquoi? Comment?

Depuis que je suis toute petite, je mange des légumes et des fruits venant du jardin de mes grands-parents – tomates coeur-de-beuf, haricots, fraises. Alors, le jardinage a toujours été fascinant. J’enlevais les mauvaises herbes, faisait la cueillette et me roulait dans l’herbe.

Malheureusement, je n’ai pas de jardin. Il fallait choisir entre la campagne et une maison mitoyenne pas belle alors le choix s’est vite dessiné. Mais nous pouvons quand même profiter d’un accès privilégié à l’extérieur avec notre terrasse sous les toits de 13m2. J’ai précisé sa taille non pas par vantardise mais pour que vous ayez une idée de l’espace. Il y a bien évidemment des terrasses bien plus grandes que la mienne !

Pour cet été, je voulais quelques légumes de MON potager. Alors dès le premier weekend dans notre nouvel appartement, nous avons filé chez GammVert et acheté tout le magasin – nos cartes bancaires nous remercient. Pour commencer, il fallait se fournir en matériel, pots, bacs et terreau.

Pour les plantes aromatiques, nous avons opté pour un potager surélevé à monter soi-même – c’est mon amoureux qui s’est chargé de ce point là. Il est en bois et est fourni avec une toile géotextile qui permet de retenir la terre et donc l’eau.

IMG_1044

Ensuite, il a fallut choisir les plans. Nous avons sélectionné des plantes aromatiques biologiques: basilic, estragon, persil, laitue et roquette ainsi qu’une tomate cerise. Puis, nous avons installé les courgettes et choisi un plan de tomate ronde greffé ainsi qu’un autre plan de tomates cerises. Nous avons également un bac qui constitue la bordure de notre terrasse. Nous y avons disposé une sauge, un plan de thym ainsi qu’une verveine.

IMG_1013

L’entretien: Difficultés? Défis?

Les débuts du potager ont été plutôt chaotiques. En effet, la grêle et les orages de fin mai ont fait leur oeuvre et ont fragilisé mes petits plans. Pas d’arrosage donc pendant ces quelques semaines là. Cela a causé un certain nombre de problèmes qu’il a fallut gérer.

  • L’Oïdium

L’humidité constante, notamment sur les feuilles des plantes stimule l’apparition d’un champignon qui attaque la chlorophylle des feuilles et affaiblit le plant. Mes courgettes en ont beaucoup souffert et j’ai dû coupé un grand nombre de feuilles pour éviter la propagation des tâches blanches. Il faut se débarrasser des feuilles sans délais et surtout bien arroser les plantes à leur pied pour éviter à tout prix de mouiller les feuilles. IMG_1038

Mes courgettes ne sont pas sauvées, loin de là, mais j’ai pu limiter les dégâts. Elles ont, du coup, du retard.

IMG_1037

  • Les moucherons à fruits

Un des autres fléaux des plantes en pots c’est clairement les moucherons. Lorsqu’ils volent il n’y a pas de réel problème mais ce sont ses larves qui se font un plaisir de grignoter goulument les racines des plantes.

Pour y remédier, j’ai acheté des pièges à glu, où ils viennent se coller, qui limitent leur impact. Heureusement les insectes polinisateurs ne s’y posent pas.

  • Autres solutions

J’ai, sur les conseils de ma maman, fabriqué mon purin d’orties maison. Malgré une odeur particulèrement nauséabonde, j’ai adoré l’utiliser dans mon eau d’arrosage. Je pense qui a limité la propagation des moucherons et de l’oïdium. En effet, ce type de purin permet de renforcer les défenses des plantes et de prévenir les agressions.

Panacher les plans m’a aussi permis d’éviter la prolifération des pucerons. C’est ce que vous pouvez observer dans le bac surélevé.

La suite ?

J’ai semé, il y a deux semaines, des oeillets d’Inde qui favorisent la venue des insectes polinisateurs et protègent les autres plantes.

IMG_1043

J’ai aussi bouturé les stolons – petites excroissances qui poussent en plus des plans principaux – de mes fraisiers pour en avoir plus l’année prochaine. C’es très facile: il faut les prélever sur le fraisier puis laisser pousser les racines dans de l’eau pendant une à deux semaine et ensuite les planter en pleine terre (exemple ci-dessous)

IMG_1042

J’aimerais aussi installer un récupérateur d’eau de pluie pour minimiser mes dépenses et mon impact sur l’environnement.

Finalement, j’attends la fin de l’été pour planter d’autres fleurs pérennes telles que l’edelweiss ou des anémones sauvages pour pouvoir en profiter pleinement l’été prochain. Ma maman m’aidera à réaménager tout ça.

Voilà, comme vous l’aurez compris, je suis très fière de mon potager et j’avais terriblement envie de partager ça avec vous, peut-être vous ai-je convaincus de vous lancer … 😉

Mille baisers,

Signature-grandes-assumees
Warning: count(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /customers/f/1/6/grandes-assumees.com/httpd.www/wp-includes/class-wp-comment-query.php on line 399

2 commentaires

  1. Paola a dit:

    Coucou Jade, j’adore, j’ai moi-même essayé les fraises cette année, j’en n’ai pas eu beaucoup à cause de la météo du mois de juin, mais les 5/6 fruits que nous avons eu étaient délicieux ! Je pense me mettre aux plantes aromatiques l’année prochaine aussi ! Le goût change complètement et quelle fierté de réussir à faire pousser des choses sur le balcon ! Bisous bisous.
    Paola

    2 juillet 2018
    Répondre
    • jadelpf a dit:

      Hey hey Paola, j’espère que tu vas bien 😀
      Merci pour ton petit retour d’expérience, et c’est clair que c’est une vraie fierté que de faire pousser ses propres légumes. C’est toujours un plaisir que de découvrir un nouveau bourgeon ou une nouvelle fleur !
      Mille baisers,
      Jade

      6 juillet 2018
      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

novembre

août

février

décembre

novembre

septembre

juillet

avril

février

décembre

novembre

octobre

juillet

mai

février

décembre

octobre

septembre

avril