Consom’action – Le coût des choses

En surfant sur les internets j’ai commencé à me forger une idée du coût des choses et je tenais vraiment à vous en faire part. 

Si vous êtes allergique au boboisme passez votre chemin, sinon laissez-moi vous emmener dans un univers que je trouve plus juste et aussi dans l’ordre des choses. 

En discutant avec certaines lectrices et avec mes collègues de travail, je me suis rendue compte que nous consommions vraiment très différemment. Mais évidemment le but de cet article n’est pas de culpabiliser qui que ce soit ou de stigmatiser certains. Au contraire, l’idée est d’échanger !

  • La nourriture

Si vous me suivez depuis longtemps, et notamment à travers mes stories Instagram, vous savez que je suis une accro du bio, du sain et du bon. J’aime les bonnes choses et j’aime qu’elles me fassent du bien. L’idée n’étant pas bien entendu de se restreindre : si j’ai envie d’une douceur – type cuillère de Nocciolata – je la prends !

J’apprécie la transparence avec les produits que j’achète, j’aime consommer français ! Parmi les quelques produits alimentaires hors Europe que j’achète, il y a les bananes, mais ces denrées se comptent sur les doigts de la main. J’essaie, dans la mesure du possible, de me focaliser sur les produits agricoles produits en Europe et plus précisément en France. Je me méfie beaucoup des tomates produites en Espagne – l’Espagne c’est beau, mais niveau respect des législations sur les produits phytosanitaires on repassera. Du coup, on trouvera très majoritairement des produits français dans mon frigo.

Un exemple de produit inutilement acheté: les graines de chia. Ces graines sont produites à pétaouchnok les bains alors qu’en France nous produisons une graine, dix fois moins chère, moins énergievore et tout aussi bénéfique, j’ai nommé le lin. En huile dans les porridge, en graine dans les plats chauds, le lin remplace efficacement le chia. Avec un simple moulin à poivre vous pouvez l’ajouter en poudre dans vos salades. Il vous apportera une dose non négligeable d’énergie grâce à ses oméga 3, améliorant ainsi toutes nos fonctions cérébrales et cardiovasculaires. Vous avez une idée de recette ici :)

Un autre point que je tenais vraiment à développer ici est la nécessité de faire de son mieux pour manger de saison ! Certes, l’hiver on peut aisément se lasser du chou mais il y a aussi poireaux, endives, salades diverses et pour ajouter du goût à tout ça pourquoi ne pas introduire des légumes en conserve. Nous avons tous des conserves de tomates chez nous, c’est le moment de les utiliser ! Et évidemment il y a la patate ! – les savoyards apprécieront. Idéale pour remplacer les pâtes et le riz elle constitue une très bonne base. Je la mélange souvent avec des carottes et quelques navets. Un méli-mélo idéal pour des soirées d’hiver. D’ailleurs une appli que j’ai téléchargé il y a longtemps va dans cette direction je vous mets le lien ici : 90jours. Et aussi un calendrier des fruits et légumes de saison tout simple à épingler sur le frigo : ici.

Enfin, je gardais cette dernière remarque pour la fin de ma partie sur la nourriture. Il s’agit du faire soi-même. Je sais je sais,  les « je suis nul(le) en cuisine », les « je suis fatigué(e) », les « j’ai pas le temps », je les ai moi aussi vécu. Mais ce ne sont PAS de bonnes excuses ! Il n’y a pas d’excuse valable pour bien manger si on en a la volonté. Je suis d’accord avec les exceptions et les soirs où ouvrir le frigo est compliqué ! mais nous sommes au dessus de ça non? L’homme depuis toujours s’est préparé à manger, pour survivre ! Cela nous est essentiel, merci de ne pas l’oublier. C’est donc là qu’il faut consommer et agir ! Pourquoi ne pas faire de ce moment durant lequel nous cuisinons un moment propice pour regarder un documentaire, une vidéo sur youtube ou même un film. Combien de fois ai-je pelé des patates en regardant la télé ? Je ne les compte plus. Autre point, apprendre à tester des choses, essayer, même si c’est dégueu – voire carrément dégueu – ce sera meilleur la prochaine fois.

L’autre jour, je suis allée chez Lidl. Au passage en caisse, ce que j’ai vu m’a fendu le coeur – expression de ma Nice natale. J’ai vu des petites nanas remplir leurs caddies de tomates emballées sous plastique, pizzas, plats tous prêts, et surtout biscuits en tous genre et en grosse quantité. Résultat de leurs courses: Aucunes céréales complètes, aucuns acides gras essentiels, aucunes vitamines, en somme du faux. Je me suis dit ok, ces gens achètent ça parce qu’ils n’ont peut-être pas les moyens d’acheter mieux. MAIS c’est là justement que le bas laisse. Payer une centaine d’euros pour ce caddie dans un magasin connu pour son côté hard-discount m’a vraiment attristée, sciée, scandalisée même. Dans un département disposant d’une telle offre de produits locaux et artisanaux, cela me semble être un réel paradoxe. Il existe des alternatives à la grande distribution concernant notamment les fruits et légumes. Les AMAP (ici le réseau pour la région Rhône-Alpes), Les ruches ou encore les marchés qui se déroulent désormais de manière plus avantageuses par ex le samedi matin. Au delà de consommer local cela permet aussi de favoriser la croissance des petits producteurs qui vendent ainsi à un prix plus juste. C’est aussi un bon moyen pour créer du lien social – la nourriture ça rapproche on le sait bien !

Les Roses Anciennes à préserver
Les Roses Anciennes à Préserver
  • Les vêtements

Si vous me suivez depuis longtemps ou si vous me connaissez dans la vraie vie, vous savez sans doute que j’apprécie le beau, le doux, le robuste. Je ne consomme pas des tonnes de vêtements puisque la quasi totalité des miens ont été achetés des années auparavant. D’ailleurs, je suis une fervente supportrice du vintage que je collectionne.

J’aime les pièces intemporelles qui, je sais, me feront encore plaisir dans quelques années. De ce fait, je n’achète plus trop dans les chaines de grande distribution. Il m’arrive de faire des écarts car après tout je peux moi aussi craquer de temps en temps. Mais je vois bien que les grandes marques high street, ne sont pas du tout adaptées à mon mode de vie et à ma façon de voir la mode. Comme je disais, j’aime les pièces qui durent. Pour cela il faut souvent sortir le portefeuille et douiller. Mais ce n’est pas grave lorsqu’on sait que cette pièce nous durera des années. D’ailleurs, j’achète rarement sur un coup de tête. J’aime réfléchir, voire mettre de l’argent de côté pour le dédier ensuite à un pièce qui me fait vraiment envie et non pas un caprice.

Par exemple, je n’ai jamais trouvé de perfecto vraiment parfait. Alors je patiente, jusqu’à ce que le moment soit venu. Et tant pis si quand je l’achèterai il sera passé de mode !

C’est aussi dans cette dynamique que je me suis mise à la couture. Je ne supporte plus que des vêtements soient acheminés en France par grands renforts de porte-conteneurs dispendieux en énergie. Je ne supporte pas que des gens soient exploités pour fournir ma garde-robe. Je ne supporte plus que l’on nous arnaque en nous promettant des prix bas alors que ceux-ci sont nettement plus élevés que le prix de départ. Lorsque h&m, pour ne citer qu’eux, nous vendent un chemisier en polyester à 40€ comment vous dire que je ne trouve pas cela très honnête. Les marges sont énormes ! Il n’y a qu’à voir pendant les soldes… c’est tout simplement aberrent !

D’aucun diront qu’ils préfèrent la quantité à la qualité mais j’ai du mal à les comprendre. La joie du nouveau vêtement est bien plus intense lorsqu’on sait qu’on l’a mérité et qu’en l’achetant on ne finance pas le capitalisme malsain ! Au contraire, acheter un beau vêtement, d’une belle facture et venant d’une petite marque, est à la fois gratifiant pour l’entrepreneur qui en est à l’origine et pour nous.

Le champs des possibles

 

  • La santé

Un autre point que je voulais aborder ici, non sans une petite peur, est la question de la santé ! Elle est évidemment directement liée à l’alimentation. La médecine nous soigne de maladies graves lorsqu’il est souvent trop tard alors qu’en ayant pris des précautions au départ, dès le début de nos existences, nous aurions pu l’éviter.

Je ne suis pas médecin, je n’ai que mes pauvres petits conseils de grand-mère à vous donner. Cependant, des choses simples comme des campagnes de prévention dans les écoles pour sensibiliser les jeunes aux dangers des produits phyto-sanitaires (roundup et consoeurs). Leur dire à quel point leur alimentation est importante pour leur avenir, leur montrer la vérité sur l’exploitation animale et les steaks qu’ils dévorent, leur souligner la nécessité de se soutenir les uns les autres.

Les jeunes pensent déjà que leur avenir est compromis, alors pourquoi ne pas s’y engouffrer et leur montrer ce qu’ils peuvent faire vraiment pour améliorer les choses.

Nous avons tous le pouvoir de faire changer les choses, il ne faut pas nous l’enlever en nous répétant que si l’Etat ne fait rien on ne pourra rien faire. Nous avons ce pouvoir là, il faut s’en saisir, chacun à son échelle ! Et se souvenir que c’est avec l’aide du groupe que l’espèce humaine s’est améliorée ! Ne l’oublions pas !

Une jolie terre en friche
Une jolie terre en friche

Sur ces paroles qui ne sont rien de plus que des mots perdus sur l’internet, nous sommes acteurs d’une consommation plus responsable, consciente de l’humain et de l’environnement dans lequel il évolue. C’est ça pour moi la Consom’action !

Mille baisers 😀

Signature-grandes-assumees

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