Introspection, questionnements, 25 ans

Un article fleuve pour amorcer mon retour sur le blog et les internats. Les photos datent un peu mais comme d’habitude les liens seront en fin d’article. Bonne lecture. 

couverture
Retour d’expérience :

Je n’avais jamais encore parlé de vécu personnel sur le blog, du moins pas dans ce sens-là.

Evidemment plus jeune j’ai eu à parcourir et surmonter des moments plus ou moins compliqués liés soit à ma famille, à mes amis ou à mon apparence physique. Celle-ci a été particulièrement importante pour moi et ce pendant des années, sans doute les plus difficiles au niveau émotionnel : les années de l’adolescence quand le regard de l’autre importe plus que tout le reste.

On arrête pas de nous répéter que le regard des autres ne doit pas nous impacter, ne doit pas dicter ce que nous sommes. Mais c’est pourtant avec lui qu’on se construit à l’adolescence. Et lorsqu’on ne fait pas partie d’une norme sociale et bien c’est le chaos. Nous avons besoin des autres ! Alors oui, il faut essayer de s’accepter comme on est mais avec l’aide des autres c’est plus facile ; d’où l’importance de trouver des personnes en qui placer sa confiance.

Dans mon cas, j’ai fait beaucoup d’erreurs de ce côté-là. Ceux que je choisissais n’étaient pas toujours bienfaisants pour moi et me renvoyaient ce que je détestais le plus. Evidemment, ces amitiés ne fonctionnaient pas plus d’un temps.

En grandissant, j’ai réussi à m’entourer de gens que j’aime vraiment pour ce qu’ils sont et non pas juste pour l’image qu’ils renvoient. Il y a ma famille bien sûr et quelques amies. Celles-ci ont compris qu’essayer de me changer ne fonctionnerai pas, au contraire, si on se côtoie toujours c’est qu’elles m’acceptent, défauts compris, et ont choisi de placer leur confiance en moi.

C’est peut-être un peu présomptueux de dire ça mais c’est une vérité.

Sun kissed Pantalon fluide et bohème 2

Crise actuelle :

Le 15 Mai nous avons emménagé mon amoureux et moi dans NOTRE chez nous, en majuscules car il s’agit de l’achat de notre vie – rien que ça ! Là encore il s’agit de confiance ; faire ce choix de vie, c’est s’engager avec quelqu’un et cela nécessite de la confiance.

Attention, je ne vous dis pas que cette confiance est inébranlable ou aveugle. Au contraire, il s’agit de l’entretenir au quotidien.

Ainsi, nous avons pris possession de nouveaux lieux, plus vastes, différents qui nécessitaient aménagement et nettoyage. Nous avons selon moi été plutôt efficaces ce qui a permis de tout de suite se sentir chez soi.

Cependant, un déménagement fait toujours ressortir de vieux souvenirs. Les dessins de mon amoureux par exemple ou ses photos d’enfance. Pour moi, il a été question d’ouvrir un disque dur. Celui d’un vieil Asus tombé en panne il y a 5 ans. Croyez-moi, les souvenirs qu’ils renferment sont plus puissant qu’une simple photographie. J’ai tout de suite cliqué sur l’onglet « cours prépa », et des pages de traitement de texte se sont ouvertes. Et dire que j’ai oublié les ¾ de ces connaissances là ! Puis, j’ai ouvert le dossier « Ecrits ». J’avais occulté complètement cette partie de ma vie : des pages et des pages de nouvelles et d’articles. Certains furent publiés sur mon Tumblr de l’époque dont j’ai perdu tragiquement le mot de passe. D’autres demeurent secrets. Ces pages par centaines, que j’aurais perdu à un moment ou à un autre, m’ont donné le courage et la force de me remettre à écrire, reprendre ce qui guidait ma vie il y a cinq ans et même, en y réfléchissant bien, depuis toujours.

Le blog a pris le relais de ces folles histoires que je couchais sur le papier ou sur un doc word. Mais il ne suffit plus, je ne peux pas écrire sur le blog tout ce que j’écris seule devant ma page blanche. Ce n’est pas la même relation.

En tous cas, ce retour dans mon passé m’a rappelé qui j’étais à l’époque et qui je devrais être aujourd’hui. Mes aspirations ont changé et c’est normal. Mais qu’en est-il des rêves les plus ancrés ? Qu’en est-il de cette folie qui m’a pourtant toujours guidé ?

Ce sont là les questions que je vais aborder dans cette dernière partie.

Pantalon fluide et bohème 4 Tulipes et moi Cache-coeur Oscalito

Vers où aller ?

Certains dirons que la crise de la 30aine est la plus forte et la plus importante. Disons que c’est la plus prévisible. Néanmoins, cela dépend très certainement de notre cheminement personnel à travers la vie.

De mon point de vue, ce sont les changements de rythme qui sont à l’origine des questionnements. En l’occurrence non pas le jour même de mes 25 ans, mais celui où j’ai vidé le dernier carton de ce déménagement et l’ouverture de ces fichiers oubliés.

Ce qui a aussi été déterminant dans mon ouverture à ces questionnements, a été l’absence complète de réseau et d’internet chez moi. En effet, je me suis retrouvée, j’ai retrouvé ce côté rêveur que j’ai toujours eu. Et en regardant le plafond et les poutres contrastées, l’inspiration est revenue. Alors j’ai repris l’écriture. Je ne parle évidemment pas de l’écriture tapée, sur clavier, mais l’Ecriture avec un grand E ; celle qui me transporte à travers les heures que je ne compte alors plus. Je me suis concentrée sur ce que je ressentais au plus profond de moi. Et cela m’a ouvert les yeux sur un certain nombre d’aspects.

Par exemple, j’ai commencé à faire un tri dans les choses que je voulais dans ma vie et celles que je n’accepterai plus ou du moins desquelles j’essaierais de me détacher. C’est difficile de dire « au revoir » à ces choses-là mais ça fait un bien fou. Etre seule. Et apprécier être seule, pleurer si besoin, crier si besoin.

Je suis donc allée vers ces demandes qui font peur : Suis-je à ma place ? Suis-je au bon endroit au bon moment ? Ai-je réalisé des rêves ?

Et un OUI est apparu. Pas brutalement. Pas évident. Mais là. Ce oui n’est pas gravé dans le marbre mais il me guide. Il me guide dans l’action, dans cette envie et ce besoin de faire les choses. Désormais, je réfléchis à deux fois avant de dire non. Je prends des engagements et je les réalise, notamment sur le plan professionnel. C’était ce qui me manquait pour m’épanouir. Cette fin d’année est extrêmement chargée, alors je prends les choses les unes après les autres et j’évite de trop me projeter. L’absence d’internet aide beaucoup à faire ça.

Un autre élément extérieur a fini de sceller cette phase de transition : le temps. C’est le temps de la Melancholia, le temps des héros tragiques et des poètes maudits : un temps idéal pour l’introspection. Mais le beau temps revient très bientôt et avec lui la joie et la bonne humeur.

Pantalon fluide et bohème

Carcan et Cache-coeur: Oscalito. Foulard: Hermès. Chaussures: Serratrice. Bracelet: Stella&Dot. Pantalon sans marque (sorry) mais même genre sur Elena Miro.

Je vous remercie d’avoir lu jusqu’ici. Et à très bientôt pour de nouveaux articles.

Mille baisers de Savoie !

Signature-grandes-assumees

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